André.

Texte écrit en alexandrins.

André ( Le clochard...Le sans abri) Ils sont de plus en plus nombreux hélas !!!!! Une honte !!!!!

Un texte sans complaisance sur une réalité humaine, sociale de plus en plus présente dans notre société dite civilisée. On ne peut pas changer le monde, mais on peut écrire pour dénoncer.

Tant de solitude et de détresse dans l'indifférence générale ou presque. Aussi, l'alcool devient trop souvent la dernière goutte d'espoir comme un ultime refuge dans notre monde souvent sans âme où l'économie prime, l'emporte sur l'homme. Cette dernière goutte devient alors une mer sans nom dans laquelle les sans-abri, les clochards, les marginaux se noient. Sans doute à ce jour l'un de mes textes les plus durs...Je l'ai écrite très vite en fait comme si elle était ancrée en moi depuis très longtemps. C'est très étrange...J'espère que vous aimerez.

Merci à mon ami Paul Mahoni d'avoir su donner la couleur musicale qu'il fallait à mon texte avec tout le talent qui le caractérise. Merci pour son interprétation émouvante que je vous propose d'écouter intégralement en cliquant sur le CD ci-dessous. Cette chanson fera partie de notre CD " L'épuisette ".

André.

André a le regard noyé dans sa bouteille

Son dernier port, son dernier soleil

André ne rêve plus depuis longtemps, il tangue

Mourir dans la rue, le corps exsangue

Il parle tout seul, les gens se moquent de lui

Des pièces résonnent parfois sur le trottoir, son lit.

 

Laissez-moi tranquille, ma vie fout l'camp

Mon pays c'est la rue et mon espoir ce banc

Que m'importe de mourir, je suis déjà mort

Je ne crois plus en Dieu ni aux hommes, je veux boire encore ( bis )

 

André titube, virevolte et on dirait qu'il danse

Mais il fouille dans les poubelles en silence

Digne dans l'urgence, son privilège, sa fierté

Et au fond de ses yeux , tant d'humanité

Il dort n'importe où mais il ne dort pas, il tombe

André ne rêve plus, il étouffe dans la ville sa tombe

 

Laissez-moi tranquille, ma vie fout l'camp

Mon pays c'est la rue et mon espoir ce banc

Que m'importe de mourir, je suis déjà mort

Je ne crois plus en Dieu ni aux hommes, je veux boire encore ( bis )

 

Pont 1.

Rouge comme le vin ce sang dans mes veines

Trop jeune pour rejoindre d'autres plaines

C'est sûr, je ne gagnerai pas au change.

 

Pont 2.

Mais André ne dit même plus merci, il trinque

A la santé de tous ces badauds impudiques

Mais André ne dit même plus merci, il trinque

A la santé de tous ces badauds impudiques

 

Laissez-moi tranquille, ma vie fout l'camp

Mon pays c'est la rue et mon espoir ce banc

Que m'importe de mourir, je suis déjà mort

Je ne crois plus en Dieu ni aux hommes, je veux boire encore ( bis )

 

Jean-Michel Bartnicki ( Sacem )

Composition et interprétation par mon ami Paul Mahoni ( Sacem )

retour haut depageretour au début du texte. Page mise en ligne le 1904/05

 

Home